Traitements et recherche

Des Fidji à Fairbanks

Lors d’une visite à Guam, l’orthopédiste Jonathan Pellett, basé à Hawaï, a examiné Jesiah pour déterminer les prochaines étapes de son plan de soins.

Les soins prodigués par Shriners Children’s s’étendent sur tout le Pacifique, des mers du sud au nord glacial

Le bassin du Pacifique compte certaines des régions les plus isolées et mal desservies du monde sur le plan médical. Grâce à Shriners Children’s, des familles vivant dans des collectivités éloignées, des îles du Pacifique Sud aux terres reculées de l’Alaska, ont accès à des soins orthopédiques pédiatriques de classe mondiale.

Depuis plus de 20 ans, des équipes médicales du Shriners Children’s Hawaiʻi se rendent une ou deux fois par année à Guam, à Saipan et dans de nombreuses îles du Pacifique Sud, comme les Fidji, les Tonga et les Samoa américaines, pour y prodiguer les mêmes soins spécialisés que ceux offerts à l’hôpital d’Honolulu.

« Ces collectivités sont extrêmement vulnérables. Sans cette mesure, les enfants de ces régions ne recevraient probablement pas de soins orthopédiques et pourraient se retrouver avec des complications impossibles à traiter », a déclaré Andrew Graul, administrateur du Shriners Children’s Hawaiʻi.

À l’autre bout du Pacifique, des cliniciens du Shriners Children’s Spokane se rendent à Fairbanks, en Alaska, généralement tous les deux mois, depuis 2018, examinant et traitant environ 50 enfants lors de chaque visite.

« Ces collectivités sont extrêmement vulnérables. Sans cette mesure, les enfants de ces régions ne recevraient probablement pas de soins orthopédiques et pourraient se retrouver avec des complications impossibles à traiter. »

– Andrew Graul, administrateur, Shriners Children’s Hawai’i

Même lorsque des orthopédistes pour adultes sont sur place, ils ne peuvent pas fournir les soins spécialisés prodigués par les spécialistes de Shriners Children’s. En effet, les orthopédistes pédiatriques traitent des pathologies rarement observées chez les adultes, comme le pied bot et la scoliose. Ces spécialistes sont rares et représentent environ 10 % des orthopédistes aux États-Unis. Dans le Pacifique Sud, en dehors d’Hawaï, de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie et des Philippines, les orthopédistes pédiatriques sont pratiquement inexistants, selon M. Graul.

« Nous voyons de tout, de la scoliose aux fractures, entorses et tendinites fréquentes, en passant par les déformations des jambes et des bras et les différences congénitales », explique la Dre Jennifer Weiss, médecin-chef du Shriners Children’s Hawaiʻi.

Instaurer la confiance au-delà des frontières

Comme les cliniciens retournent dans chacune des 12 îles qu’ils visitent, ils établissent des liens parfois très étroits avec les familles.

« Nous suivons les patients sur le long terme, raconte la Dre Weiss. Certains viennent nous voir depuis de nombreuses années. Il est émouvant d’être témoin des relations entre ces familles et notre équipe itinérante. »

Si la plupart des établissements Shriners Children’s disposent de cliniques mobiles, le programme d’Hawai‘i est l’un des plus vastes du réseau et il implique une composante culturelle qui pourrait ne pas être évidente pour quelqu’un de l’extérieur, selon M. Graul.

« Dans le Pacifique, il existe une conception culturelle partagée dans toute la région selon laquelle les îles sont liées entre elles, ce qui confère à cette initiative une signification plus large, explique-t-il. L’eau n’est pas considérée comme une séparation, mais plutôt comme un lien entre nous tous. »

Desservir une vaste région depuis Fairbanks

Alors que les cliniques mobiles d’Hawai‘i comptent des médecins et des cliniciens parmi leur personnel, la clinique de Fairbanks est principalement prise en charge par le Dr Bryan Tompkins, chirurgien orthopédiste au Shriners Children’s Spokane, qui souligne que la portée de l’initiative dépasse le cadre de ces cliniques organisées sur un ou deux jours.

« Ces cliniques ne se contentent pas de recevoir les patients, indique-t-il. Nous formons aussi des médecins sur place et donnons des formations pour aider les

collectivités à prodiguer des soins aux enfants ayant des besoins orthopédiques complexes. » Le Dr Tompkins a même pris la parole lors de conférences médicales sur la base militaire américaine de Fort Wainwright, à Fairbanks.

L’équipe de Shriners Children’s qui se rend à Guam organise deux fois par an des cliniques à l’hôpital Guam Regional Medical City, à Dededo.

Il n’y a pas d’orthopédiste pédiatrique dans les îles du Pacifique, mais il y en a un en Alaska. Il est basé à Anchorage, dans le sud. C’est pourquoi l’équipe de Spokane se rend à Fairbanks, à environ huit heures de route d’Anchorage. Certains patients viennent même de régions encore plus au nord.

« Nous ne recevons pas seulement des enfants de Fairbanks, mais aussi des enfants issus de petites localités rurales auxquelles on ne peut parfois accéder qu’en motoneige, en petit avion ou en autoneige », a déclaré l’infirmière gestionnaire Missy Martin, M.B.A., B.Sc.Inf., IA.

Élargir l’accès à des soins de qualité

Les cliniques mobiles du bassin du Pacifique permettent à Shriners Children’s d’apporter des soins orthopédiques pédiatriques spécialisés aux enfants là où ils vivent, plutôt que d’exiger des familles qu’elles parcourent de longues distances. Bien que certains enfants doivent parfois être soignés à Spokane ou à Honolulu lorsqu’il est question d’opérations chirurgicales complexes, beaucoup se font soigner près de leur domicile.

Les deux missions se sont développées au fil des années. Hawaiʻi a augmenté le nombre de visites aux Fidji pour compenser les rendez-vous manqués lors des confinements liés à la COVID-19, et l’Alaska a vu une augmentation de 50 % des enfants pris en charge depuis 2021.

« Les cliniques mobiles nous permettent également d’établir des liens avec la collectivité en interagissant plus étroitement avec les prestataires de soins pédiatriques locaux », précise le

Dr Tompkins. « Cette initiative illustre bien la mission de Shriners Children’s, qui consiste à prendre en charge les enfants nécessitant nos soins spécialisés, quelle que soit leur capacité à payer », a ajouté M. Graul.