Ça s’est produit un mercredi après-midi, alors qu’Austin, 13 ans, pratiquait un exercice sur le tapis de lutte. Il s’entraînait depuis une semaine, tenant bon et prouvant, comme à son habitude, que l’amyotrophie spinale (SMA) ne l’empêcherait pas d’avancer. Puis, dans un moment de malchance, il s’est fait pousser, est tombé en arrière et ses deux tibias, l’os de la partie inférieure de la jambe, se sont brisés.

Austin, 13 ans, commence à trouver ses marques sur le terrain de basketball; il a même un trophée pour le prouver.
Tabitha, la mère d’Austin, a ensuite reçu un appel l’informant qu’il avait été blessé. Elle n’a pas hésité. Austin est un patient du Shriners Children’s Portland depuis sa naissance. Sa mère savait déjà où aller.
Plutôt que de passer des heures dans une salle d’urgence bondée, Tabitha savait qu’il existait une solution pour ce type de blessure : les Shriners Children’s gèrent des cliniques de fracture sans rendez-vous à travers les États-Unis, de Portland à Philadelphie, en passant par Spokane, Chicago et bien d’autres villes, chacune d’entre elles étant spécialement conçue pour les enfants souffrant de lésions aux os et aux articulations.
Un système conçu pour les enfants
Le Shriners Children’s Spokane a été le pionnier du modèle de clinique de fracture sans rendez-vous il y a plus de dix ans; moins de 500 patients y ont été pris en charge la première année, un chiffre qui a depuis plus que quadruplé. Le Shriners Children’s Portland a suivi, et ce modèle a continué à se développer dans l’ensemble du réseau de soins de santé.
Les familles apprécient l’équipe hautement qualifiée et l’approche des soins centrée sur l’enfant. Les techniciens font du moulage une expérience positive, laissant les enfants choisir une couleur en fonction de leur équipe
préférée ou même opter pour des paillettes. Des technologies de pointe comme les casques de réalité virtuelle aident à distraire les patients pendant le moulage. Souvent, un enfant dit qu’il a mal, puis il se retourne et dit « oh! une baleine! », explique Larissa Sims, ludothérapeute au Shriners Children’s Spokane.
Les prestataires de service avancés qui travaillent à la clinique peuvent consulter les chirurgiens si un patient doit être opéré le jour même ou le lendemain, et les médecins sportifs peuvent fournir des recommandations sur le temps de guérison, la réadaptation et le retour au sport.
« Nos prestataires orienteurs apprécient la facilité d’accès pour leurs patients, et les familles apprécient la rapidité des soins », observe le Dr Bryan Tompkins, chirurgien orthopédiste en pédiatrie à l’établissement de Spokane. « En 2025, le nombre de fractures a atteint un niveau record, avec près de 400 fractures en un mois. »
La cohérence des soins n’est pas le fruit du hasard. Aujourd’hui, les traitements en médecine sportive sont coordonnés par le consortium sur la médecine sportive de Shriners Children’s, un effort de collaboration entre 14 établissements qui travaillent ensemble pour uniformiser et améliorer les soins dans l’ensemble du réseau de Shriners Children’s.
« Dans cette perspective, nous sommes motivés et enthousiastes à l’idée d’augmenter notre productivité », explique David Louie, coordinateur du consortium sur la médecine sportive.
Une approche différente des soins
Avant de se joindre à l’équipe du Shriners Children’s Portland, l’adjointe au médecin Danielle Chazin, PA, a travaillé en médecine d’urgence, ce qui lui donne une perspective unique sur ce qui différencie ces deux domaines.
« Dans nos cliniques, nous ne nous occupons que de blessures et de fractures orthopédiques pédiatriques. Nos spécialistes voient donc un volume beaucoup plus important de ces cas que dans une salle d’urgence, affirme Dani. Dans notre clinique sans rendez-vous, les patients peuvent passer une radiographie, obtenir une consultation immédiate et repartir avec un plâtre si nécessaire. Tout ça au même endroit. »
Le chemin de la guérison
Pour Austin, ce genre d’expertise revêt une importance particulière. La SMA est une maladie génétique qui affecte la force musculaire et la densité osseuse. Cela signifie que ses fractures comportent des enjeux plus importants qu’une blessure pédiatrique typique. On a diagnostiqué la maladie d’Austin avant sa naissance, et Shriners Children’s l’accompagne depuis lors.
Tout cela n’échappe pas à Tabitha, qui connaissait les risques quand Austin a décidé d’essayer la lutte, mais qui a refusé de l’en empêcher. « Il a toujours eu une attitude positive », a-t-elle souligné.
Quant à Austin, il n’a pas pu participer à la première compétition de l’équipe, mais il était présent, pour les encourager. Pour l’instant, il va se consacrer au basketball en fauteuil roulant, en mettant en œuvre la même force et la même détermination qui l’ont toujours guidé.
Pour en savoir plus sur la médecine sportive et le traitement des fractures de Shriners Children’s, visitez le shrinerschildrens.org/fr-ca/pediatric-care/sports-medicine.
